Décidemment, il y a des syndics professionnels qui n’ont pas compris qu’ils n’étaient pas le gérant de la copropriété mais uniquement son mandataire.
Celui-ci est censé travailler dans l’intérêt de la copropriété, devant prendre des décisions dans ce seul objectif, et non pour des raisons qui lui sont propres ou pour répondre à des stratégies ou des politiques étrangères à celles de l’immeuble qu’il gère.
Et pourtant, ce qui paraît logique ne semble pas l’être au vu de la publication du directeur du cabinet CORRAZE, qui, de toute évidence, confond le rôle de syndic avec celui de président d’association de défense des gestionnaires.
Allez, sans plus tarder, voyons ce que ce directeur de cabinet publie sans complexe sur un réseau social professionnel.
I- Un règlement de compte
Avant d’aller plus loin, voici le post publié sur le réseau LinkedIn par le directeur du cabinet CORRAZE :
Alors, résumons : du fait que la société ZEPLUG a fait la promotion d’un autre cabinet de syndic, qui, en l’occurrence est MATERA, le directeur du cabinet CORRAZE a décidé qu’il serait difficile de continuer de collaborer avec elle.
Mais il ne s’arrête pas là, car si ZEPLUG continue à parler du cabinet MATERA, alors les dossiers d’installation de bornes seront mis de côté pour faire appel à ses concurrents.
Eh oui, pour le directeur du cabinet CORRAZE, la mise en concurrence des prestataires ne s’évalue pas en fonction des performances de la société ou des tarifs pratiqués, mais suivant le fait qu’ils soient dociles et suivent la politique édictée par les syndics.
Alors, certains pourraient se dire : « Oh là là, l’ARC Nationale défend MATERA, serait-elle achetée par ce cabinet ? »
Sûrement pas, et pour preuve, nous sommes en procès avec le cabinet MATERA et, pour tout vous dire, également avec le directeur du cabinet CORRAZE en tant que président de son association de défense des gestionnaires.
Par définition, nous ne sommes appréciés ni par MATERA ni par ce Président d’association.
Néanmoins, notre volonté n’est pas d’avoir des amis, mais de dénoncer et d’alerter sur les dérives d’une profession, ou du moins de certains cabinets de syndic.
II – Un conseil syndical qui doit reprendre la main
Ce comportement peut en cacher un autre. Par conséquent, le conseil syndical doit absolument vérifier sur quels critères les syndics se basent pour sélectionner les entreprises qui interviennent au sein de leur copropriété.
De manière générale, le conseil syndical ne doit pas hésiter à remettre en concurrence l’ensemble des prestataires de la copropriété, pouvant même proposer des sociétés concurrentes à celles soumises par le syndic.
En effet, peu importe ce que peut penser un prestataire d’un cabinet de syndic, l’essentiel est que sa prestation soit de qualité.
Alors, pour rappel, le syndic n’est que le mandataire de la copropriété, devant agir exclusivement dans l’intérêt du syndicat des copropriétaires, et ne devant nullement confondre sa vie de président d’association avec son rôle de gestionnaire de copropriété.