On nous reproche souvent de dénoncer les abus commis par les syndics professionnels et non lorsqu’ils travaillent sérieusement.
À vrai dire, cela n’est pas faux mais nous considérons que lorsqu’un train arrive à l’heure, cela est plutôt normal, ne justifiant pas qu’on l’applaudisse à chaque fois qu’il est à quai.
En revanche, lorsque le syndic réalise une prouesse allant plus loin que les limites ou sortant de sa zone de confort, alors là, il faut effectivement le mettre en avant.
L’exploit est d’autant plus fort lorsqu’il est le fruit d’un travail collaboratif et étroit entre le syndic, le conseil syndical et l’avocat.
Voyons cela plus en détail en rappelant la réalité de terrain.
I – Après moi, le déluge…Lorsqu’un syndic commet un abus qui, neuf fois sur dix, implique des prélèvements d’honoraires non justifiés et lorsque le conseil syndical s’en aperçoit, le syndic sort sa bonne vieille phrase : « Si vous n’êtes pas content, vous pouvez partir ».
Certes, mais entre-temps, le syndicat des copropriétaires a perdu beaucoup d’argent sans pouvoir le récupérer.
En effet, le syndic sait pertinemment que la copropriété ne peut pas engager d’action contre lui puisqu’il est son seul représentant légal et qu’en cas de changement, le syndic repreneur sera réticent à attaquer son confrère.
Voilà pourquoi de nombreux syndicats des copropriétaires se retrouvent abusés sans pouvoir réagir...
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