Monsieur le Ministre du Logement, La politique de l’autruche n’a jamais arrangé la situation des copropriétés.

21/04/2026 Actions Action

Décidément, nous vivons dans une drôle de période où les ministres successifs du Logement se cachent préférant ne pas répondre aux courriers de l’ARC Nationale tout en faisant la courbette aux professionnels de l’immobilier.

La politique du « pas de vague » alors qu’entre temps, les copropriétés sont prises dans un tsunami sans que personne n’ait le courage d’agir efficacement.

Derrière cette position, tout le monde comprend l’échec de la politique du logement et en particulier de la gestion des copropriétés, qui, en définitive, agace les professionnels, les copropriétaires et les associations comme l’ARC Nationale.

Voyons de plus près la manière dont travaillent actuellement les services du ministère du logement.

I – Des problèmes sérieux

Cet article est trop court pour présenter les nombreuses difficultés que doivent affronter actuellement les copropriétés.

Certaines résultent des politiques publiques mises en œuvre telles que « l’incitation forcée » aux travaux de rénovation énergétique au risque de ne plus pouvoir louer les logements dits « énergivores » et de mettre en difficulté économique la copropriété.

À cela s’ajoute l’explosion du montant des charges courantes de copropriété qui explique en partie l’augmentation très inquiétante des impayés.

Quant aux relations entre le conseil syndical et le syndic, elles deviennent de plus en plus difficiles voire suspicieuses parce que les syndics ont des intérêts divergents ou /et ils sont dans une situation de conflits d’intérêts.

À titre d’exemple, on peut citer la multiplicité des filiales de syndic intervenant dans les copropriétés, qui  se retrouvent être juge et partie en cas de litige.

Au-delà de ces constats, il faut ajouter que la situation des cabinets de syndic est de plus en plus difficile avec des rachats de petits cabinets. Ce qui provoque dans de nombreuses villes une concentration entre les mains de grands groupes, neutralisant toute possibilité d’une réelle mise en concurrence des cabinets de syndic.

L’ensemble de ces difficultés plonge de très nombreuses copropriétés en fragilité pour finir en difficulté sans savoir comment réagir et surtout sans prise en compte de manière sérieuse par les pouvoirs publics.

II – « Pas de vague »

Peut-on réellement se satisfaire d’une politique qui se limite à celle du « pas de vague » ?

Pire que cela, la stratégie consiste à mettre de côté les réelles difficultés que rencontrent les copropriétés tout en remettant des médailles et Légions d’honneur aux responsables de l’immobilier, histoire de les amadouer.

Entre temps, les consignes sont données : « interdiction de parler avec l’ARC Nationale », « interdiction d’aborder les vrais problèmes », « restons sur les grandes lignes » telles que modifier pour la dixième fois la formule de calcul du DPE ou mettre la pression sur les copropriétaires pour installer les répartiteurs de frais de chaleur au grand bonheur des installateurs.

Et après, on affirmera que les copropriétés en difficulté sont le fruit des copropriétaires débiteurs.

Non, la réalité est que non seulement les dispositions légales ne sont plus à la hauteur des enjeux mais qu’en plus aucune démarche politique n’est engagée pour traiter les situations pourtant bien connues et identifiées.

On le sait, certains vont crier au scandale pour dévier les vrais sujets dénoncés par l’ARC Nationale alors nous leur proposons de balayer devant leur porte avant de parler de nous.