Pourquoi il vaut mieux négocier un bon forfait plutôt que des honoraires à bas prix ?
Le contrat de mandat est le principal élément qui régit les relations entre le syndicat des copropriétaires et le syndic.
L’erreur à ne pas commettre est de résumer le contrat à un montant d’honoraires qui est souvent un « ticket d’entrée », laissant très vite place à la facturation d’honoraires de prestations complémentaires et supplémentaires.
Ainsi, le contrat de syndic doit être étudié dans sa globalité afin de garantir des coûts de prestations corrects qui sont adaptés à la réalité des besoins de la copropriété et du conseil syndical.
Voyons tout d’abord les erreurs à ne pas commettre en matière d’élaboration du contrat de syndic, pour ensuite indiquer comment bien réagir.
I – Les erreurs à ne pas commettre
La principale erreur à ne pas commettre est de se focaliser uniquement sur les honoraires du forfait de base.
En effet, ces derniers n’ont de pertinence que s’ils ne sont pas comparés avec l’ensemble des prestations comprises dans le forfait.
Pour cela, il est impératif de vérifier les variables qui y sont comprises telles que le nombre de réunions entre le conseil syndical et le syndic, le nombre de visites de l’immeuble ainsi que les modalités de tenue de l’assemblée générale.
Bien souvent, après cette analyse, il s’avère être plus intéressant d’opter pour le contrat qui est facialement plus cher mais qui, après comparaison des prestations comprises, s’avère être plus rentable.
En parallèle, il est tout aussi important de vérifier les honoraires des prestations complémentaires et privatives ainsi que le coût du tarif horaire pratiqué.
De nombreux cabinets abusent avec des tarifs horaires qui dépassent les 150 euros en heure ouvrée.
De même, de nombreux syndics facturent la lettre de relance ou de mise en demeure à plus de 60 euros, avec même des records indécents atteignant les 160 euros.
C’est donc bien une analyse générale du contrat qu’il faut réaliser et non uniquement se focaliser sur un seul élément qui est : les honoraires du forfait de base.
II – Un contrat adapté à la copropriété
Bien souvent, le conseil syndical attend que le syndic prospecté envoie sa proposition de contrat pour ensuite l’analyser. Cela est encore une erreur.
Il revient au conseil syndical d’élaborer un projet de contrat qui se veut adapté aux besoins de la copropriété et du conseil syndical pour ensuite le soumettre aux cabinets de syndic prospectés, qui feront alors une offre tarifaire sur cette base.
C’est donc le conseil syndical qui doit déterminer le nombre de visites minimum de l’immeuble que doit assurer le syndic, les réunions annuelles entre lui et le syndic, et surtout le temps minimum nécessaire pour tenir l’assemblée générale dans de bonnes conditions, sans risque de devoir payer après coup des vacations horaires supplémentaires.
Par ailleurs, le conseil syndical devra déterminer s’il est pertinent de prévoir dans le forfait de base une assemblée générale supplémentaire.
En effet, avec les projets de travaux, notamment de rénovation énergétique, il est souvent recommandé, voire indispensable de tenir une assemblée générale dédiée à ce sujet.
De même, les prix des prestations complémentaires ou privatives doivent être imposés voir négociés au plus juste, notamment lorsqu’il s’agit de tâches les plus récurrentes et inévitables pour la copropriété.
À titre d’exemple, si la copropriété rencontre des impayés importants, le conseil syndical devra négocier au plus juste les frais de relance et de mise en demeure afin d’éviter d’asphyxier davantage les copropriétaires débiteurs, voire le syndicat des copropriétaires.